
Cette question m'est très régulièrement posée par mes clients lors de la remise de leur Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) : « Pourquoi les consommations indiquées sur le DPE sont-elles différentes de celles de mes factures ? »
Cette interrogation est parfaitement légitime. En effet, il est fréquent de constater un écart, parfois important, entre les consommations estimées par le DPE et les dépenses énergétiques réellement observées dans un logement. Voici quelques explications pour mieux comprendre cette différence.
Le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) ne repose pas sur les consommations réelles des occupants, mais sur une méthode de calcul conventionnelle définie par la réglementation.
L’objectif du DPE est de permettre la comparaison de tous les logements sur une base identique, indépendamment des habitudes de vie de leurs occupants.
Une méthode standardisée
Le calcul du DPE repose sur des hypothèses conventionnelles, notamment :
Ainsi, deux logements identiques obtiendront le même résultat au DPE, même si leurs occupants ont des modes de vie très différents.
Pourquoi vos consommations peuvent être plus faibles ou plus élevées
Les consommations réelles dépendent fortement de nombreux paramètres personnels :
Par exemple, une personne seule chauffant peu son logement pourra constater des dépenses nettement inférieures à celles estimées par le DPE.
À l’inverse, une famille nombreuse maintenant une température élevée pourra consommer davantage que les valeurs indiquées.
Le DPE est un outil de comparaison, pas une facture prévisionnelle
Le DPE doit être considéré comme un outil permettant :
Il ne constitue pas une prévision exacte des dépenses énergétiques futures.
Une comparaison simple
Le DPE est comparable à la consommation normalisée d’une voiture annoncée par le constructeur. Cette valeur permet de comparer les véhicules entre eux, mais la consommation réelle dépendra du style de conduite, du trajet, de la météo et de nombreux autres facteurs.
Le principe est identique pour un logement.