
"Vous m'avez peut-être déjà vu approcher un briquet devant une fenêtre lors d'un Diagnostic de Performance Energétique « DPE ». Ce geste intrigue souvent les propriétaires qui me voient faire… Pourtant, il me permet d'obtenir une information très intéressante sur la qualité de votre vitrage."

Lorsqu'un briquet est placé devant un double vitrage, quatre reflets apparaissent, correspondant aux quatre faces de verre. Si l'un des reflets est légèrement rouge-orangé ou bleuté, cela indique généralement la présence d'une couche à faible émissivité.
Avec le réchauffement climatique, les épisodes de fortes chaleurs et de canicule sont de plus en plus fréquents. Plus que jamais, les performances de vos fenêtres méritent donc toute votre attention.
Pourquoi voit-on quatre flammes ?
Un double vitrage est constitué de deux vitres séparées par une lame d'air ou de gaz (généralement de l'argon).
Chaque face du verre réfléchit une petite partie de la lumière.
C'est pourquoi on observe quatre reflets.
L'un d'eux peut présenter une légère coloration. Cette couleur provient de la couche à faible émissivité, un traitement invisible qui améliore les performances thermiques de la fenêtre.
Une couche invisible qui travaille toute l'année

Cette couche est extrêmement fine : seulement quelques dizaines de nanomètres d'épaisseur, soit plusieurs milliers de fois plus fine qu'un cheveu.
Elle est constituée de plusieurs couches métalliques, dont l'argent est le principal composant. Son rôle est de réfléchir une partie des rayonnements infrarouges, responsables des échanges de chaleur, tout en laissant passer une grande partie de la lumière visible.
En été : limiter la chaleur qui entre

Le soleil émet trois grandes catégories de rayonnements :
Lorsque les infrarouges atteignent le vitrage, une partie est réfléchie vers l'extérieur grâce à la couche à faible émissivité.
La pièce chauffe donc moins rapidement, ce qui améliore le confort d'été.
Ce phénomène est particulièrement important pour les fenêtres de toit, qui reçoivent les rayons du soleil presque perpendiculairement pendant une grande partie de la journée.


En hiver : conserver la chaleur produite dans la maison

En hiver, le fonctionnement est inversé.
Les infrarouges sont produits à l'intérieur du logement par :
Sans vitrage performant, une partie de cette chaleur s'échappe vers l'extérieur.
La couche à faible émissivité renvoie une grande partie de ces infrarouges dans la pièce, limitant ainsi les déperditions de chaleur.
Toutes les fenêtres ne se valent pas
Deux fenêtres peuvent avoir exactement le même aspect tout en offrant des performances très différentes.
Ces critères sont particulièrement importants :
Avec le réchauffement climatique, les épisodes de fortes chaleurs et de canicule sont de plus en plus fréquents. Aujourd'hui, une fenêtre performante ne sert plus seulement à conserver la chaleur en hiver : elle joue également un rôle essentiel pour limiter les surchauffes en été, améliorer le confort des occupants et réduire le recours à la climatisation.
Le meilleur vitrage est celui qui offre le meilleur compromis entre isolation hivernale, confort d'été et luminosité.
En conclusion
Le simple test du briquet réalisé lors d'un Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) permet d'identifier rapidement la présence d'une couche à faible émissivité sur un vitrage. Bien qu'il ne remplace pas la consultation des caractéristiques techniques du fabricant, il constitue un indice fiable pour apprécier la qualité thermique des fenêtres lorsqu'aucune documentation n'est disponible.
Cette information est précieuse lors de la réalisation du DPE, car les performances des vitrages influencent directement les déperditions de chaleur du logement, son confort d'été, ainsi que le résultat du diagnostic.
Si vous faites remplacer vos fenêtres, pensez à conserver vos factures et à vérifier qu'elles mentionnent les caractéristiques techniques du vitrage, notamment le coefficient de transmission thermique Uw et le facteur solaire Sw. Lorsque ces informations sont disponibles et justifiées, elles peuvent être prises en compte dans le calcul du DPE, ce qui permet de décrire plus précisément les performances réelles de vos fenêtres.
Derrière ce geste qui peut sembler anodin se cache donc une véritable observation technique, réalisée dans le but d'évaluer au plus juste les performances énergétiques de votre habitation.